Comunidades de Falantes de Língua Portuguesa
Dos Cinco Cantos do Mundo do Mundo!


par
Isabel Gray
Étudiante de Langue portugaise et culture lusophones de l'Université de Montréal


Les nouveaux mondes de la lusophonie aujourd’hui seraient les mondes crées par les membres de la diaspora portugaise. C’est à dire, les immigrants qui ont créé des mondes portugais surtout sous forme de quartiers dans les différentes grandes villes du monde. Ce sont ces immigrants au nombre de 4 721 683 éparpillées de par le monde, qui assurent une constance culturelle et langagière dans la lusophonie. Parce qu’il est vital pour eux de protéger leur culture, ils deviennent porteurs d’espérance pour la lusophonie. Il n’y a pas de meilleurs ambassadeurs de culture que ceux qui ont peur de la perdre, étant confondus dans une masse de culture autre. Parce qu’ils ont cette crainte, les immigrants de la diaspora portugaise, la protège, la «chouchoutte», ils en prennent soin parce que c’est tout ce qu’ils leur restent de leurs origines portugaises. L’importance de la culture et de la langue portugaise est-elle la même au Portugal, le danger de la perdre n’y étant pas aussi présent ?

C’est pour cette raison principale que je pense que lorsqu’on parle de lusophonie, il faut inclure les petits regroupements de portugais qui défendent leur culture. Les africains de langue portugaise se sont regroupés en 1979, ils ont créés le Palops; Países Africanos de Língua oficial Portuguesa. Le reste de la lusophonie, quant à lui, a fait de même en créant en 1996, le CPLP; Comunidade dos países de Língua Portuguesa. Ne seraient-ils pas juste d’inclure aujourd’hui la diaspora et de modifier l’acronyme pour CFLPQLM : Comunidades de Falantes de Língua Portuguesa dos Cinco Cantos do Mundo ! Ce serait seulement reconnaître ce qui existe déjà !

Montreal, 1 de Fevereiro de 2004